mardi 6 novembre 2012

Les élections

Aujourd'hui, 6 novembre 2012, c'est le jour des élections. Les élections présidentielles évidemment mais aussi une multitude d'élections, locales, régionales...auxquelles pour être tout à fait honnête, on ne comprend pas grand chose. On comprend juste qu'aujourd'hui vont se décider pas mal de choses.


Des élections en veux-tu, en voilà




Rien qu'au Massachusetts (l'état où on vit), les électeurs vont choisir aujourd'hui leurs nouveaux Président et Vice-Président des Etats-Unis, Sénateur au Congrès, Representative in Congress (je continue en anglais car je ne connais pas les traductions exactes), Councillor, Senator in General Court, j'en passe de plus obscurs (la liste complète est à lire ici) et je ne parle même pas des "ballot questions". Ces sortes de referendums étatiques sont au nombre de trois aujourd'hui pour le Massachusetts et portent sur des sujets aussi variés que les ventes de voiture, l'usage médical du cannabis et l'euthanasie.

Ce n'est donc pas une journée de tout repos pour les électeurs, reste à voir s'ils se déplacent en masse...


La publicité, nerf de la guerre

 



En tout cas, au vu des nombreux spots publicitaires pour ces divers candidats, on peut dire que tout est fait pour séduire (ou ulcérer) les électeurs potentiels. Je dirais qu'en ce moment, environ un spot publicitaire sur deux est une publicité de campagne. Et que la plupart (70% pour la campagne présidentielle en cours) de ces spots sont des publicités négatives qui dénigrent l'adversaire plutôt que de proposer un programme.

Les publicités les plus agressives, pour ne pas dire diffamatoires, sont crées par les superpacs, ces lobbys hyper puissants qui financent les campagnes, et ne sont pas soutenues officiellement par un candidat, mais les autres finissent comme ça:

Cela nous a beaucoup fait rire au début, mais le nombre de publicités nous a vite lassés et la qualité des débats, quand on pense aux enjeux de l'élection (droit à l'avortement, remise en cause de l'assurance maladie, réformes fiscales...), nous fait plutôt grincer des dents maintenant.



Les visages à connaître

 

Si vous n'avez pas suivi la campagne pour les élections présidentielles américaines, voici les principaux candidats (il y a deux autres "tickets" mais on n'en entend jamais parler):

Le ticket démocrate:
Barack Obama, le président en course pour sa réélection.

Le monde entier le connaît, il doit défendre un bilan mitigé dans une Amérique en crise.


et Joe Biden, le vice-président gaffeur.
Vieux de la vieille en politique, sourire ultrabright, il est aussi connu pour son habileté à négocier avec les républicains que pour ses gaffes. Voici un de ses Bidenisms les plus récents (je n'aurais pas pu choisir mon préféré, mais vous pouvez aller les lire ici, c'est vraiment drôle):
"Folks, I can tell you I've known eight presidents, three of them intimately." --Joe Biden, Aug. 22, 2012
Ah oui, j'oubliais, son deuxième prénom est "Robinette".


Le ticket républicain:
Mitt Romney, le multi-millionnaire qui veut être président.
Homme d'affaire à succès, mormon, sauveur des JO d'hiver 2002, l'ancien gouverneur républicain du Massachusetts a bien des casquettes. Sur le plan politique, sa plus grande réussite était d'avoir réformer avec succès le système d'assurance  santé de l'Etat...mais son meilleur angle d'attaque contre Obama aujourd'hui est de vouer aux gémonies l'Obamacare, un peu difficile à suivre. Autrefois proche du centre et peu extrême, il est aujourd'hui prêt à tout pour avoir le soutien du clan républicain. Véritable girouette idéologique, il est notamment passé de la défense de l'avortement pendant son mandat de gouverneur à des position pro-life très dures depuis qu'il brigue la présidence...



et Paul Ryan, la droite dure.
Membre de la National Rifle Association, proche du Tea Party, se définissant comme étant "as pro-life as a person gets" (c'est-à-dire aussi opposé à l'avortement et à la contraception qu'on peut l'être), sa grande bataille est la privatisation de la sécurité sociale...
Elu à la chambre des représentants depuis 1999, la droite du parti républicain l'impose comme candidat à la vice-présidence pour contrebalancer un Mitt Romney jugé un peu trop à gauche.



Voici donc ma vision très parcellaire (et partiale) des élections, juste quelques mots qui mettent en avant ce qui nous a marqué, choqué ou séduit dans notre découverte de la vie politique américaine.

Et j'avoue que le choix des photos n'est pas anodin...

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